La hantise de la prison de Mansfield

La prison de Mansfield ouvrit ses portes en 1896 et referma définitivement ses portes en 1990. Mais il semblerait que tous les internés n’ ont pas quitté l’ établissement pénitentiaire. Plongez dans la sombre histoire d’ une des plus célèbres prisons américaines….

Chuchotements dans les cellules vides, bruits de pas dans les couloirs désertés,…… La prison de Mansfield semble encore habitée.

Prison de Mansfield : remontons le temps et découvrons son histoire.

En 1867 fut prise la décision de construire une prison à Mansfield, laquelle accueillerait les jeunes délinquants. Les plans de construction furent confiés à l’ architecte Levi Scofield qui s’ inspira de l’ esthétisme des châteaux germaniques. La construction fut confiée à un autre architecte, non moins célèbre, FF Schnitzer. Le 04 Novembre 1886 fut posée la première pierre. Suite à d’ importants problèmes financiers, la prison de Mansfield aura nécessité dix années de travaux et coûté plus de un million de dollars.

Les premiers détenus participent à la construction de la prison

Le 17 Septembre 1896, la prison de Mansfield, plus connue sous le nom de Ohio State Reformatory, ouvrit ses portes et accueillit 150 prisonniers provenant du pénitencier le plus proche : Columbus. La construction de l’ établissement n’ étant pas totalement terminée, ces derniers servirent de main-d’ oeuvre et participèrent aux finitions, soit en 1910.

Le naturel revenant au galop, certains détenus montèrent au sein même de la prison un commerce qui se révélera très lucratif. Deux détenus, John Kmetz et King Williams, âgés respectivement de 17 et 18 ans, fabriquaient de faux billets avec la complicité de certains gardiens, lesquels les écoulaient à l’ extérieur de la prison. Kmetz et Williams furent dénoncés. Ils bénéficièrent malgré tout de leur liberté conditionnelle. A peine libérés, les autorités fédérales les appréhendèrent et renvoyèrent en prison.

Initialement prévu pour accueillir 1000 détenus, la prison abritait 2000 hommes en 1930. Les accusations de conditions de détentions sordides et inhumaines commencèrent à se répandre…..Les choses dégénérèrent dès l’ été 1948. Débuta alors ce que la presse appellera Les 13 Jours de Terreur.

La famille Niebel fut massacrée par Daniels et Wesh

Le 10 Juillet, John West et Robert Daniels, libérés pour bonne conduite, assassinèrent froidement Earl Ambrose, propriétaire d’ une taverne. Le 11 Juillet, ils recommencèrent leurs méfaits, tuant un organisateur de voyages pour personnes âgées, Frank Frech. Après avoir volé une voiture, les assassins prirent la route pour la prison de Mansfield à la recherche d’ un des gardiens, Harris. Vers 01H30, comme ils ne le trouvèrent pas, ils se rendirent chez un autre gardien, John Niebel. Ce dernier laissa entrer les fugitifs,  lesquels avaient prétexté avoir besoin d’ un téléphone. Menacé par arme à feu, Niebel ne les reconnaîtra qu’ une fois à l’ intérieur.

Daniels monta à l’ étage afin de réunir toute la famille Niebel. Puis, Wesh, Daniels, Niebel, son épouse et sa fille prirent la route. Les prisonniers furent contraints de se débarrasser de leurs vêtements. La voiture fit un arrêt sur une route près de Flemming Falls. Daniels et Wesh emmenèrent la famille Niebel dans un champ, où ils furent massacrés d’ une balle dans la tête. Quelques heures plus tard, ils massacrèrent un jeune homme, James Smith, pour la simple raison qu’ il refusa de leur donner son permis de conduire.

Une véritable chasse à l’ homme s’ organise avec la mise en place de nombreux barrages routiers. Au bout de deux jours, la police mit la main sur les fugitifs meurtriers. Après avoir volé un camion, ces derniers se retrouvèrent pris dans un des barrages policiers. S’ ensuit une fusillade durant laquelle deux policiers sont blessés, et Wesh abattu. Daniels fut appréhendé et jeté en prison, où il se vanta haut et fort de ses exploits et déclara mériter la chaise électrique. Il se calmera grâce à la population : ayant été sorti de sa cellule pour poser pour la presse, les habitants avaient afflué et exigé qu’ on leur livre le détenu afin de l’ exécuter eux-mêmes ! Le personnel carcéral eut toutes les peines à regagner la prison. Daniels sera condamné à la peine capitale (qu’ il réclamait tant) en Janvier 1949.

Exécution de Daniels

Comme tous les établissements pénitentiaires, la prison de Mansfield connut des drames. Le 05 Novembre 1950, l’ épouse du directeur de la prison, Arthur Lewis Glattke, fut accidentellement blessée par balles. Son époux, qui ne se trouva pas en sa présence, se précipita en entendu la détonation. Il retrouvera son épouse inconsciente. En voulant atteindre ses bijoux, une arme à feu tomba de l’ armoire et un coup partit. Elle sera transportée en urgence à l’ Hôpital Général de Mansfield. Souffrant d’ une perforation de son poumon gauche, elle ne reviendra jamais à elle et décédera de ses blessures trois jours plus tard. Arthur Glattke lui survivra neuf années : le 10 Février 1959, il succombera à une crise cardiaque.

En 1955, le détenu James Lockheart vola un bidon d’ essence de térébenthine et s’ en aspergea tout le corps, avant de mettre le feu à ses vêtements. Son corps était si ravagé que les gardiens mettront des heures à ramasser les lambeaux de son corps. Certains détenus mettront fin à leurs jours par pendaison. D’ autres s’ entre-tueront…..

De statut de maison de correction, la prison de Mansfield deviendra établissement pénitentiaire de haute sécurité accueillant de dangereux criminels. Les plaintes dénonçant les conditions épouvantables et les violences faites aux détenus du pénitencier conduiront à un procès intenté en 1978 par une association, laquelle défend les droits de 2200 détenus. Le procès prendra fin en 1983 et l’ Ohio State Reformatory s’ engagera à fermer l’ établissement avant le 31 Décembre 1986. La fermeture définitive sera en Décembre 1990 avec le transfert des derniers détenus dans un autre pénitencier. Quant à la prison de Mansfield, elle ne fermera pas totalement ses portes puisque des émissions sur le paranormal, et deux films y seront réalisés.

Aujourd’hui, une association tente de reconstruire l’ édifice et accueille très souvent les chasseurs de fantômes le temps d’ une nuit d’ investigation pour tenter d’ entrer en contacts avec les détenus qui n’ ont pas quitté l’ établissement…..

Phénomènes paranormaux et hantise constatée.

Les détenus ayant perdu la vie lors de leur détention hanteraient encore l’ Ohio State Reformatory. De nombreux phénomènes paranormaux ont été constatés et rapportés par différentes équipes d’ enquêteurs.

Scott Sukel, membre de l’ association de réhabilitation, en a lui-même été témoin : « J’ ai entendu le glissement des portes de cellules fermées alors qu’ il n’y avait absolument personne. J’ ai vu des apparitions comme vous et moi au niveau supérieur du bloc cellulaire. J’ ai également entendu, alors que je traversais un couloir attenant aux cellules, une voix provenant d’ une cellule s’ exclama : « Mais qui est ce gars ? ».

Dans la bibliothèque des chuchotements ont été entendus et une odeur de papiers brûlés est souvent rapportée. Des médiums y auraient vu l’ esprit d’ une jeune femme. Est-ce celui de l’ infirmière qui fut assassinée par des détenus ? Ou alors s’ agit-il de la femme dont les prisonniers déclaraient à l’ époque voir dans leur cellule, venant les border ?

Des visiteurs ont déclaré avoir été poussés au sous-sol. De nombreux prisonniers y furent amenés pour y être torturés par les gardiens. Un jeune garçon de 14 ans y a été battu à mort. Son esprit hanterait encore les sous-sols….

La chapelle est le théâtre d’ événements étranges. Autrefois, la chapelle était une salle de torture où des prisonniers subissaient les pires sévices. Dans cette chapelle, des chaises bougeraient seules, et des voix d’ outre-tombe ont été entendues. Le fantôme d’ un homme serait régulièrement vu, se postant près des portes. Il paraît si réel que les groupes de visiteurs le chercheraient. En vain……

Apparitions à la prison de Mansfield

Dans l’ aile de l’ administration, où résidaient le directeur de la prison Arthur Glattke et son épouse, des bruits de pas retentissent, des voix se font entendre, un vent froid y règne et flotte le parfum caractéristique de Mme Glattke. Une apparition masculine hante l’ ancien bureau du directeur.

La Salle de La Chaise

La légende raconte que La Salle de La Chaise serait le refuge d’ une entité maléfique, qui voit d’ un très mauvais oeil que les visiteurs s’ assoient dans un fauteuil, qu’ elle considère probablement comme le sien. Si un visiteur ose s’ y risquer, il se ferait violemment poussé, le ferait tomber du fauteuil avant de lui lacérer le dos ou les bras. Des témoins ont assisté à ces scènes et ont pu constater ces blessures. Un des guides a osé changé le fauteuil de place, avant de descendre à l’ étage inférieur. Il a pu entendre le bruit que fit le fauteuil, comme si quelqu’un le traînait. Quand il remonta à l’ étage, il constata que « quelque chose » ou « quelqu’un » avait remis le fauteuil à sa place initiale…

L’ activité paranormale atteint son apogée dans le bloc cellulaire. Des silhouettes fantomatiques déambuleraient dans les couloirs et cellules, parmi lesquelles un homme aux cheveux bouclés et portant un pull blanc et une chemise déboutonnée apparaîtrait régulièrement. Des visiteurs sont touchés ou violemment malmenés, certains en portent les traces. Quant à James Lockheart, qui a mis fin à ses jours en s’ immolant, il hante toujours sa cellule et serait un des esprits les plus actifs et malveillants du bloc.

De l’ avis général, le lieu le plus glauque et sinistre est sans conteste le quartier d’ isolement. De nombreux détenus y furent internés dans des conditions si épouvantables que beaucoup y perdirent la vie. Les visiteurs rapportent y entendre des vois étouffées et des bruits de pas, s’ y sentent épiés et mal à l’ aise, ressentent des frissons, certains y ont la nausée ou s’ y évanouissent. Tous s’ accorde à dire que l’ atmosphère y est très lourde et malsaine.

La prison de Mansfield mérite sa réputation d’ être hantée. Incontestablement, ce pénitencier est tout sauf inhabité. Et vous, passeriez-vous une nuit à la sinistre prison de Mansfield ?

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